Assays of Therapy by Means of Staphylococcal Bacteriophage
By B. Bruynoghe and J. Maisin.
We have had the opportunity to use the Staphylococcal Bacteriophage for therapeutic purposes, and the few favorable results obtained encourage us to report them. This assay seemed quite logical to us, given that these bacteriolysates contain a principle immediately harmful to Staphylococci. They also contain the staphylococcal antigen essential for any active vaccination, whose therapeutic effects cannot manifest until 5 or 6 days later.
In our previous note, we saw that normal Rabbit serum does not in any way prevent the Bacteriophage from dissolving these microbes. We have also been able to confirm this fact for human serum. For this purpose, we inoculate tubes of sterile serum, on one side with Staphylococci, and on the other side with Bacteriophage and Staphylococci: the inhibition of the latter’s development occurs as it does in broth cultures. The same is true for the dissolution assays of these cultures that have already developed at the moment of the Bacteriophage addition.
Clinical Application and Results
This is not the place to give clinical details concerning the patients we have treated. We are content to report that we applied this therapy to 6 patients suffering from anthrax or furuncles (boils).
We injected doses of bacteriolysates (sterilized by one hour of heating at 56° C or 132.8° F) varying from 0.5 to 2 c.c. as close as possible to the affected region. The effect was not long in manifesting itself by the diminution of the swelling at the lesions and often by the total disappearance of the latter in 24 to 48 hours. Infections that had already reached suppuration (puss formation) empty and dry rapidly.
Following these inoculations, a feverish rise in temperature occurs in some patients; in others, the temperature hardly changes. It seemed to us that this rise in temperature occurs especially in those with vast lesions, where the rapid lysis leads to the resorption of large quantities of microbial products. The injection site is painful and slightly swollen for 24 hours.
Conclusion
We have tried this therapy in patients with anthrax or furuncles, but it’s not impossible that other lesions such as acne and the various staphylococcal complications of other skin conditions could benefit from the same medication.
These observations are obviously not numerous enough to definitively establish the value of this method. They have also not been prolonged enough to determine to what extent these inoculations protect against relapse.
(Institute of Bacteriology of the University of Louvain)
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Essais de thérapeutique au moyen du Bactériophage du Staphylocoque,
par B. Bruynoghe et J. Maisin.
Nous avons eu l’occasion d’utiliser le Bactériophage du Staphylocoque dans un but thérapeutique et les quelques résultats favorables obtenus nous engagent à les signaler.
Cet essai nous semblait assez logique, étant donné que ces bactériolysats contiennent un principe immédiatement nuisible aux Staphylocoques et l’antigène staphylococcique indispensable à toute vaccination active dont les effets thérapeutiques ne peuvent se manifester que 5 ou 6 jours plus tard.
Dans notre note précédente nous avons vu que le sérum normal du Lapin n’empêche nullement le Bactériophage d’opérer la dissolution de ces microbes. Nous avons pu contrôler également ce fait pour le sérum humain. Dans ce but nous ensemençons des tubes de sérum stérile, d’un côté avec du Staphylocoque, d’un autre côté avec du Bactériophage et du Staphylocoque : l’inhibition sur le développement de ce dernier s’opère comme dans les cultures en bouillon. Il en est de môme pour les essais de dissolution de ces cultures déjà développées au moment de l’addition du Bactériophage.
Ce n’est pas ici la place de donner des détails cliniques concernant les malades que nous avons traités et nous nous contentons de signaler que nous avons appliqué cette thérapeutique chez 6 patients atteints d’anthrax ou de furoncles. Nous avons injecté aussi près que possible de la région malade, des doses de bactériolysats (stérilisées par une heure de chauffage à 56°) variant de 0,5 à 2 c.c. L’effet n’a pas tardé à se manifester par la diminution de l’empâtement au niveau des lésions et souvent par la disparition totale de ces dernières en a/j à 48 heures. Les infections déjà arrivées à la suppuration se vident et sèchent rapidement.
A la suite de ces inoculations, il se produit, chez certains malades, une ascension fébrile, chez d’autres la température ne subit guère de modification. Il nous a semblé que cette élévation de la température se produit surtout chez ceux atteints de vastes lésions et où la lyse rapide entraîne la résorption de grandes quantités de produits microbiens. L’endroit d’injection est durant 24 heures douloureux et légèrement œdématié.
Nous avons essayé cette thérapeutique chez des patients atteints d’anthrax ou de furoncles, mais il n’est pas impossible que d’autres lésions telles que les acmés et les diverses complications staphylococciques d’autres affections cutanées ne puissent profiter de la même médication.
Ces observations ne sont évidemment pas assez nombreuses pour établir définitivement la valeur de cette méthode et elles n’ont pu être assez prolongées pour déterminer jusqu’à quel point ces inoculations protègent contre les rechutes.
(Institut de bactériologie de l’Université de Louvain).